No 99
Patrimoine et technologies de l'information
Hiver 2003-2004

SOMMAIRE






Restaurateur en milieu muséal : mission prévention





L'héritage botanique



Patrimoine et nouvelles technologies
Quelques repères

.par François Côté


Réel et virtuel
La fatale attraction

.par Philippe Dubé

Modélisation du patrimoine bâti
Les vertus du virtuel

.par Pierre Côté

Une église, un cirque, et que ça saute !
.par Bernard Serge Gagné

La technologie qui voit tout
.par Guy Côté

Autrement la ville
.par Magdalena Wesolkowska

Informatique et patrimoine
Le temps retrouvé
.par Temy Tidafi

Le numérique au service du patrimoine
.par Jean-Marc Blais


Ruralys : La boîte à idées



À la façon de Sherlock







École de cirque de Québec
Photo: Panic Studios pour ABCP architechture et urbanisme

 

Les défis du XXIe siècle

Au cours de la dernière décennie, les technologies de l'information se sont développées à une vitesse fulgurante et leurs applications sont maintenant de tous les champs d'activités ; le patrimoine et l'archéologie n'y échappent pas. Des notions nouvelles nous interpellent directement : téléprésence, réalité augmentée, numérisation et sa corollaire, la modélisation 3D, sont du quotidien de plusieurs praticiens en patrimoine et groupes de recherche universitaires. Dans le cas de sites peu accessibles ou menacés, des outils précis et puissants permettent de découvrir par la voie du virtuel un patrimoine extraordinaire à sauvegarder. C'est ainsi que des pyramides d'Égypte, des musées d'Irak, des témoins du patrimoine chinois menacés d'inondation bénéficient de l'apport de technologies de pointe.

Plus près de nous, ces technologies sont désormais utilisées pour la reconstitution de sites archéologiques, la duplication d'objets, la préparation de projets de restauration, lors d'essais pour la mise en lumière de sites ou du patrimoine bâti, ou encore lors de simulations pour vérifier les impacts d'un projet dans un site. Il existe certainement une différence de perception et d'adhésion à ces nouvelles pratiques selon la génération à laquelle on appartient. Mais au-delà de ce constat, ce foisonnement de projets fascine et interroge. Si, comme le dit l'un de nos auteurs, Philippe Dubé, notre premier intérêt pour le patrimoine réside pour une bonne part dans son aspect matériel et bien réel, la soif de connaissance et la curiosité de comprendre des savoirs et des savoir-faire nous poussent à explorer tous ces nouveaux outils. Notre monde ne se satisfait plus de deux dimensions : la troisième et la quatrième dimension ouvrent des voies nouvelles de compréhension et deviennent des outils de prise de décisions. L'engouement ne doit toutefois pas faire oublier le caractère mouvant de ces nouvelles pratiques qui dépendent de technologies en perpétuelle évolution.

Nous tenons à remercier notre collaborateur François Côté pour son opinion éclairée et ses précieux conseils qui nous ont guidés dans la préparation de ce dossier.

À quand votre magazine Continuité en trois dimensions ? On s'en reparlera dans quelques années. D'ici là, bonne lecture !

Louise Mercier