No 98
Place aux marchés
Automne 2003

SOMMAIRE






Maison Tsawenhohi
Mémoire amérindienne



Irak
La mémoire du monde en péril




Caveaux à légumes
Des abris de fraîcheur


Les marchés de Montréal
Bouillon de cultures

.par Catherine Dubé


Terroir atout
.par Marie-Anne Rainville

Le goût du jour
.par Daphné Bédard

Montréal, jours de marchés
.par Éric Giroux

Pointe-à-Callière
Le marché, façon XVIIIe
.par Francine Labrosse

Autrefois, les marchés de Québec
.par Louise Mercier

Marchés à la carte
.par Nadine Girardville

Saint-Hyacinthe
Les hauts et les bas de la vie d'un marché
.par Jean-Noël Dion


Jardiner en Nouvelle-France




Toits avec vues







Le Marché du Vieux-Port
Photo: Claudel Huot

 

Des marchés où bat la vie


Fréquenter les marchés publics, c'est s'en mettre plein les sens ! Dans ces hauts lieux de la rencontre campagne-ville, les agriculteurs du Québec nous proposent légumes, fruits, produits régionaux ou du terroir, exotiques ou bio ; bref, de quoi ensoleiller notre quotidien. Après quelques décennies de vaches maigres, les marchés publics et les producteurs font preuve de dynamisme et d'opiniâtreté pour satisfaire, voire étonner les Québécois de toutes origines dont le goût de la variété et de la nouveauté est de plus en plus insatiable. La longue tradition des marchés publics renaît avec force et le contact privilégié qu'elle permet entre l'urbain et le producteur ne peut que favoriser une meilleure cohésion sociale. Surtout dans un Québec fortement polarisé entre zones très urbaines et régions rurales.

Même si très peu des marchés s'inscrivent aujourd'hui dans le patrimoine bâti du Québec, certaines structures anciennes persistent fièrement dans le paysage. Que ce soit le Marché de Saint-Hyacinthe, qui conjugue la fonction commerce et la fonction socioculturelle comme le faisaient autrefois plusieurs marchés, ou des halles tel l'imposant Marché Bonsecours du Vieux-Montréal, qui sert aujourd'hui à d'autres fins.

Nous ne pouvions parler des marchés publics sans s'attarder aux produits du terroir. Continuité a donc demandé à Marie Anne Rainville de Solidarité rurale du Québec de nous éclairer sur ce concept en émergence et sur les tendances qui se dessinent sur le territoire et ailleurs. Le monde rural évolue et la survie des régions mobilise bien des énergies. Nous devons connaître ces débats et y participer dans la mesure du possible puisque notre identité est tributaire de la vitalité de l'ensemble de nos milieux de vie. Des régions comme Charlevoix ont réfléchi à la survivance du monde rural en s'appuyant sur les productions qui les caractérisent et sur les savoir-faire qui se sont transmis depuis des générations. Elles nous proposent des produits régionaux de grande qualité auxquels nous devrions être particulièrement sensibles, car acheter localement, comme disait mon grand-père, c'est faire vivre son monde.

Sous les feux de l'automne, prenons ensemble le chemin des moissons !

Louise Mercier