No 106
Québec
ville à vivre, ville à voir

Automne 2005

SOMMAIRE






Préserv'Art
Le Web à la rescousse


Après les fils...



Une ouverture sur l'histoire




Le métal décoratif
Du bel ouvrage


Entrevue avec Jean-Paul L'Allier
Entre honneurs et obligations

par Valérie Gaudreau

L'Organisation des villes du patrimoine mondial
La force du nombre

par Denis Ricard

Les fortifications de Québec
À la défense du passé
par André Charbonneau



Les fortifications sortent de l'ombre
par Marie-Josée Deschênes

Québec autrement
par France Lessard

Le passé des jeunes

par Pierre-André Normandin



Prix du patrimoine
Tableau d'honneur










Le Vieux-Québec.
Photo: Brigitte Ostiguy

 

Québec ou le défi du patrimoine mondial

En 1985, Québec joignait les rangs des villes reconnues comme faisant partie de l’héritage de l’Humanité. Cette marque internationale est venue consolider les efforts sur le terrain pour mettre en valeur le patrimoine exceptionnel de l’arrondissement historique du Vieux-Québec. Le maire de l’époque, Jean Pelletier, avait endossé cette démarche et participé étroitement à cette reconnaissance. Depuis, Québec est une ville du patrimoine mondial avec toutes les responsabilités et tous les défis que cela comporte.

Québécois et touristes reconnaissent la beauté et la convivialité de Québec : une ville agréable où il fait bon partager le plaisir de la transmission du patrimoine. Au fil des 20 dernières années, Québec s’est embellie d’une façon remarquable. Et son rayonnement à l’échelle internationale s’est concrétisé de belle façon. Le maire Jean-Paul L’Allier, leader international de ces villes avec la création de l’Organisation des villes du patrimoine mondial, a réussi non seulement sur le terrain de sa propre ville à faire reconnaître l’importance et les défis particuliers de ce legs historique, mais il a largement participé à identifier les enjeux que pose cet héritage universel.

C’est un défi quotidien de gérer et de préserver ce patrimoine unique. Un défi qui ne peut être relevé sans une vision généreuse et éclairée de ce que doit être Québec. Toute transformation dans ce milieu bâti extrêmement sensible exige la plus grande vigilance. Des erreurs se produisent encore (on n’a qu’à penser au nouveau laboratoire d’oncologie de l’Hôtel-Dieu) et démontrent clairement que la marge de manœuvre est mince quand vient le temps de modifier un quelconque élément de cet ensemble dont l’intérêt tient en bonne partie à sa cohésion et à sa cohérence.

En définitive, l’inscription de Québec sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO n’a pas que confirmé la richesse de ce patrimoine, elle en a souligné la fragilité et, par voie de conséquence, elle a rappelé l’obligation de poser des actions réfléchies. L’expertise développée devrait guider les interventions à réaliser dans les quartiers anciens de la grande ville de Québec. Car un objet du patrimoine n’est jamais coupé du corps auquel il appartient.

Louise Mercier