No 105
Des jardins, à la gloire de l'été
Été 2005

SOMMAIRE






Révélations d'un maître-autel





La maison Couillard-Hébert
Creuser le passé



Grands jardins, vives passions
par Valérie Gaudreau

Jardins des Métis
La culture du défi

par Alexander Reford

Domaine Joly-De Lotbinière
S'épanouir contre vents et marées
par Marie Nolet

Festival international de jardins
Rendez-vous avec l'avant-garde
par Alexander Reford

The Garden Conservancy
Pour la suite des jardins américains
par Laura Palmer


Les Quatre-Vents

Univers concerté
par Jean des Gagniers

Plantes voyageuses
par Lauriane Detcheverry

Au nom de la rose




Les motifs décoratifs
Des détails révélateurs










Vasque aux Jardins de Métis
Photo: Louise Tanguay

 

Le bonheur est dans le jardin

Quel plaisir, les mois chauds revenus, que de s’adonner à la contemplation de ces merveilleux jardins qui émaillent tous les coins du Québec ! Qu’on ait la main verte ou pas, nous sommes nombreux à être plongés dans un pur ravissement au détour du sentier d’un parc fleuri, dans un sous-bois savamment étudié ou devant une composition qui éveille nos sens.

Élitiste à ses débuts, l’amour des jardins s’est démocratisé, notamment grâce aux Floralies de Montréal, au travail de diffusion de l’Association des jardins du Québec et au programme gouvernemental Villes et villages fleuris, qui a suscité un véritable engouement. Aujourd’hui, le Québec compte un nombre incroyable de jardins de toutes tailles et de toutes vocations. Municipalités, gouvernements, corporations, fondations, institutions d’enseignement, propriétaires privés en sont autant de gestionnaires.

Véritable patrimoine végétal, quelques-uns de ces jardins datent d’aussi loin que les débuts du pays ; d’autres ont été façonnés au cours du XIXe siècle, alors que certains sont tout nouveaux et fleurent bon l’avant-garde. Depuis quelques années, nos jardins reçoivent des reconnaissances internationales pour leur beauté et leur qualité exceptionnelle. Un succès notamment attribuable aux nombreux créateurs de jardins québécois, passionnés, visionnaires, déterminés à réaliser l’œuvre d’une vie ou à faire connaître les beautés du monde végétal.

La belle saison est courte, et ces collections vivantes sont soumises aux aléas de la température. Les jardins et leurs gestionnaires n’ont donc pas la vie facile. Détermination et imagination sont nécessaires pour animer et gérer ces sites. Notre fréquentation assidue, beau temps mauvais temps, tout comme notre soutien financier individuel et collectif constituent autant d’appuis pour la survie de ces magnifiques créations. Nous devons aussi tout faire pour que les jardins anciens, tel celui de Cataraqui, à Québec, ne meurent pas dans l’indifférence générale.

Cet été, Continuité vous propose de « descendre au jardin » et de vous nourrir de cette beauté si généreusement offerte.

Louise Mercier