cmsq
Formation en patrimoine
 

Comité Avis et prises de position (APP) de l’Est du Québec
Dossiers 2009-2010

04
Mauricie

 

Manoir des Jésuites, Cap-de-la-Madeleine (Trois-Rivières)

  • Position(s) et action(s) : La ville de Trois-Rivières a récemment fait l'annonce qu'elle désirait faire l'acquisition du manoir des Jésuites du Cap-de-la-Madeleine et envisageait démolir le premier étage afin de retrouver le bâtiment de 1742. Face à cette approche rétrograde de mise en valeur du patrimoine, le CMSQ est intervenu en faisant parvenir une lettre aux différentes instances locales et régionales, mentionnant la responsabilité de la municipalité en matière de citation et la reconnaissance pourtant incontestée de la valeur patrimonial de l'ajout lors de la rédaction des différents rapports au moment de la citation en 2001.
  • Avis

1910 Souces: Archives Notre-Dame-du-Cap

1951 Souces: Archives Notre-Dame-du-Cap

1952 Souces: Archives Notre-Dame-du-Cap

2008

 

Auberge Grand-Mère, Shawinigan (Grand-Mère)

  • Position(s) et action(s) :La Ville de Shawinigan a annoncé son intention de retirer le statut de bien cité à l’Auberge Grand-Mère. L’objectif : faciliter sa démolition et mettre fin à une longue saga, qui dure depuis l’incendie qui a endommagé le bâtiment en 2004.

     

    En 2008, la municipalité avait pourtant adopté un règlement de citation pour protéger l’édifice, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Érigée en 1897 selon les plans du célèbre architecte Edward Maxwell, qui a réalisé plusieurs hôtels du Canadien Pacifique, dont le Château Frontenac, l’Auberge Grand-Mère est l’un des derniers hôtels de compagnie du Québec. Malgré les dégâts causés par l’incendie, plusieurs la considèrent toujours comme l’un des plus importants bâtiments historiques de Shawinigan.

    En connaissant très bien les contraintes liées à la citation, un promoteur a fait l’acquisition de l’auberge dans le but de la restaurer et d’y intégrer des condominiums. Mais les travaux ont traîné et l’auberge est laissée à l’abandon depuis 2009. Le promoteur désire maintenant invoquer la dégradation de l’édifice pour justifier sa démolition alors qu’il avait l’entière responsabilité de maintenir le bien en bon état, en vertu de l’article 79 de la Loi sur les biens culturels. En retirant la citation, la Ville entérinerait son geste et récompenserait le propriétaire, qui a pourtant failli à sa responsabilité légale. Elle lancerait ainsi un très mauvais signal, contribuant à déresponsabiliser la communauté envers son patrimoine.

    La citation municipale est malheureusement souvent bafouée de la sorte. Si le processus de citation est relativement simple, la « décitation » semble encore plus facile, alors qu’elle devrait rester une mesure exceptionnelle, lorsqu’il est prouvé que la valeur patrimoniale du bien cité est inexistante. On peut s’interroger sur la capacité des municipalités à résister aux pressions économiques et politiques pour privilégier une gestion adéquate de notre patrimoine. La citation d’un bâtiment ne doit pas être prise à la légère. Il s’agit d’un engagement légal et, encore plus, d’un engagement moral de la part de la municipalité envers la collectivité.

  • L'Augerge Grand-Mère a été démolie le 25 octobre 2010

Auberge Grand-Mère: Louise Mercier CMSQ

 



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